• Gurruchaga López. y Cia. “La Zumayana” (1893-1907):

Vestiges: murs extérieurs, cheminée, batterie de sept fours de calcination, département des moulins, entrepôt, maisons ouvrières.

Caractéristiques de la construction : bâtiment constitué de deux nefs à une seule étage, communiquées et couvertes par une toiture à deux versants. Murs en moellons, chaînes d’angle en pierre de taille. Chacun des murs latéraux compte cinq grandes baies couronnées d’arcs en brique, en anse de panier, et dont la forme souligne la dimension verticale. Cheminée en brique réfractaire.

  • Esteban Aranguren y Cia. “San José” (1887-1907):

Vestiges: partie basse de la cheminée, deux des murs de l’usine et maison du machiniste.

Caractéristiques de la construction: elles sont similaires à celles de « La Zumayana » mais en plus petite échelle. Elle abritait quatre fours et deux meules.

 
Dans cette zone de Zumaia aux dimensions réduites, coïncidaient les ressources nécessaires pour la production d’un ciment naturel de haute qualité : et les gisements de matière première, et le port pour son expédition, situé en proximité. Du coup, cette ville et ses alentours devinrent un environnement privilégié pour cette industrie. Les caractéristiques géologiques de la zone mettaient à disposition des producteurs des marnes de grande qualité, exploitées dans les carrières d’Ibañarrieta, et du lignite, provenant des mines d’Aizarna. Ceux deux matériaux proportionnaient aux ciments de Zumaia leur principal atout : la résistance aux eaux salées et séléniteuses.

Grâce à sa haute qualité et à une très forte demande, ce type de ciment serait dés lors connu sous le nom de « Ciment de Zumaya ». En effet, cette production fut le moteur de l’économie de la ville et la clé de voûte de la renaissance de son port. L’industrie des ciments se concentra dans les quartiers d’Oikia et Narrondo, à Zumaia, ainsi que dans ceux d’Arroa Behea, Agote, Iraeta et Txiriboga, à Zestoa.

A Narrondo on perçoit, encore de nos jours, les vestiges des cimenteries Gurruchaga López. y Cia., connue sous le nom de “La Zumayana”, et d’Esteban Aranguren y Cia., ou “San José” ; ce sont les derniers témoins d’une activité jadis déterminante pour la commune. Dans les deux cas, ces ensembles industriels intégraient, mis-à-part les infrastructures purement productives, les logements de leur main d’œuvre, dans un clair reflet de la structure sociale qui s’engendra autour de ces industries.

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